Grâce aux résultats des tests, il est possible d’orienter le client vers l’équipement le plus adapté à son fonctionnement visuel.
L’objectif n’est pas de parler de mesures techniques, mais de traduire ces résultats en confort visuel concret pour le client.
Comprendre les graphiques de résultats
Sur les graphiques, les lignes en pointillés correspondent au trajet théorique des yeux du client pendant l’exercice.
Ils permettent de visualiser comment les yeux se déplacent et travaillent dans différentes situations.
Les tracés en vert sont ceux mesurés lors du test.
Vision stéréoscopique : perception du relief
Le premier test clé pour choisir la catégorie de verre progressif est la vision stéréoscopique. Il permet de savoir si le client perçoit correctement le relief et les distances.
Si la vision stéréoscopique est faible, le client est plus sensible aux déformations visuelles.
→ Dans ce cas, un verre progressif avec un champ de vision large apporte plus de stabilité et de confort, car il limite les aberrations.
Réserves fusionnelles de convergence : stabilité de la vision
Ce test évalue la capacité des yeux à travailler ensemble lorsqu’ils doivent converger, par exemple en vision de près.
Si les réserves sont faibles, le client aura plus de difficulté à maintenir une vision nette et confortable. Il sera également plus sensible aux zones déformées sur les côtés du verre.
→ Un verre progressif haut de gamme, avec des aberrations réduites, est alors recommandé.
PPC : accès à la vision de près
Le PPC (Point Proximum de Convergence) indique jusqu’à quelle distance les yeux peuvent converger tout en gardant une image unique et nette.
Si le PPC est supérieur à la norme, le client peut avoir du mal à accéder facilement à la zone de vision de près.
→ Un couloir de progression plus court, voire un verre mi-distance, facilitera l’utilisation de la vision de près.
Phories : souplesse en vision de près
Les exercices de phories aident à affiner le choix du verre progressif.
- Une exophorie en vision de près supérieure à la norme traduit une bonne souplesse visuelle :
→ un couloir long est généralement bien toléré. - À l’inverse, une phorie plus ésophore ou proche de l’orthophorie signifie moins d’élasticité en vision de près : → un couloir plus court sera plus confortable.